03 février 2010
"Novembre toute l'année" (Rose Kennedy)
rem: je ne sais plus comment mettre de la musique ou une vidéo ici. hum. pratique.

Benjamin Biolay et moi, c'est une longue histoire. Biolay représente
beaucoup de souvenirs, des moments tristes comme des plus sympathiques. Des
moments intenses et marquants.
Lorsque j'ai découvert cet artiste, sa musique me proposait un style et des sonorités
différentes de ce que je pouvais écouter et apprécier jusque là. Coup de
foudre.
Pourtant, le personnage Biolay à la télévision ou dans les interviews, cet
homme aux cheveux gras, au regard dédaigneux, et à l'attitude non moins
hautaine, cet individu que l'on s'empressait de comparer à Gainsbourg, ses
histoires sentimentales, l'ensemble de ces éléments ne me touchaient pas.
De même, je n'écoutais pas non plus Biolay pour pouvoir dire "youhou,
je n'écoute pas ce que la masse populaire écoute". Non, ce n'était pas
l'envie de particulièrement me démarquer qui me motivait. Au moment même où
j'écris ce billet, je ne sais toujours pas exactement ce qui me bouleverse tant
dans la musique de Benjamin Biolay.
Je crois que j'aime la poésie de ses morceaux, les grandes envolées des
cordes si bien maîtrisées par Benjamin. De manière générale, j'apprécie
l'ambiance qui se dégage de ses chansons et albums. C'est très idiot mais en
écoutant certains titres comme "La Mélodie du bonheur", j'ai envie de
m'asseoir à un piano pour en jouer, boire un verre de whisky et fumer
tranquillement une cigarette, même si dans la réalité ...je ne suis pas
pianiste, je ne bois pas de whisky et je ne suis pas fumeuse. Idiot, vous avais-je dit. J'assume.
C'est l'un des rares artistes que j'ai suivi pour presque tous ses albums
depuis le début. Puis, nos routes se sont séparées. B.B représentait peut-être
trop une époque, une certaine partie de moi oubliée (à jamais?), une certaine
personne, un cœur lacéré, des larmes, des murmures, des soupirs...
C'est ainsi.
Depuis désormais quelques semaines voire mois, Biolay est revenu en force
sur le devant de la scène, avec son dernier opus, La Superbe Il est même
désormais sponsorisé par Europe 1 et s'adresse aux ménagères de moins de 50 ans
à la radio avec une émission de Laurent Boyer sur RTL. Définitivement, les
choses ont changé. Biolay n'est plus un artiste si confidentiel traînant
derrière lui une image de mauvais garçon et/ou d'artiste maudit. Je ne saurais
dire quelle est la place qu'il occupe désormais sur la scène musicale française
mais je crois que cela me fait plaisir de le retrouver. C'est un peu comme
remettre la main sur un vieil album photos. Sur ces vieilles photos jaunies, on
se revoit haute comme trois pommes, on grimace, on porte une robe à carreaux avec
de gros rubans, on est jeune, c'était une autre époque.
Puis, les choses ont changé. On a fermé l'album, on en a commencé un autre
mais grâce au recul des années, on redécouvre avec nostalgie ces anciens
souvenirs. On les avait presque oubliés ces moments et pourtant, ils
étaient toujours là, tapis quelque part.
Je n'ose pas écouter le nouvel album de BBiolay. Pourquoi cette hésitation
et cette appréhension ? Je ne saurais l'expliquer avec précision. Peur de trop
revenir en arrière ? Même pas. Pour preuve, actuellement, je suis en train
d'écouter Rose Kennedy (le 1er album).
D'ailleurs à cette occasion, je retrouve et j'apprécie à nouveau la qualité
des textes de BB.
C'est curieux, je pensais seulement mettre en ligne un titre de l'album Rose
Kennedy, sans commenter. Je voulais seulement laisser une trace, un souvenir
qui ne parlerait qu'à moi-même, puis de fil en aiguille, les mots ont commencé
à glisser pour rédiger cette note. Ce n'est certainement pas anodin.
Écouter et découvrir le nouvel album de BB ranimerait peut-être trop de
souvenirs prétendument enfouis et des pensées non pansés.
En définitive, je constate que parler de musique demeure un exercice d'une
grande impudeur pour moi. A ce propos, je me rends compte que j'en reviens
à mes réflexions post visionnage de " Toi et moi " (cf note
d'hier). Un éternel recommencement...
02 février 2010
Quelques films et quelques petites pensées
Ces derniers temps, j’ai eu l’occasion de regarder quelques ils agréables grâce auxquels j’ai passé de bons moments. Ces films m’ont interpellée à sa façon.
Frida Kahlo : je me souvenais de l’affiche du film à la sortie dans les salles mais je dois avouer que je ne connaissais pas vraiment la peinture et encore moins la vie de Frida Kahlo. J’ai bien apprécié dans l’ensemble ce film riche en couleurs et tourments même s’il est peut-être un peu longuet.
« Frida Kahlo » :
que peut-on accepter par amour ? L’artiste peintre s’est mariée avec un
homme de grand talent, un peintre connu tant pour ses œuvres que son côté
volage. Elle s’est mariée avec lui en connaissance de cause. Avant même le
mariage, il lui a annoncé qu’il ne pouvait lui promettre la fidélité. Elle lui
a seulement demandé la loyauté. Frida a accepté que son mari partage le lit
d’autres femmes qu’elle. Etait ce une preuve de lâcheté ou de courage de la
part de cette femme amoureuse ?

Blood diamond : un très bon film de divertissement où tu te laisses complètement portée par l’histoire, les paysages, le jeu des acteurs. Parmi les acteurs, on retrouve le nom de Leonardo Di Caprio. Pour être franche, je ne suis pas vraiment une fan de son jeu. J’avais tendance à penser « beaucoup de bruits pour rien ». spoiler : chose amusante, je me suis rendue compte qu’il mourrait toujours dans tous les films que j’ai pu voir avec lui (Titanic, Roméo et Juliette, Les Infiltrés, Attrape moi si tu peux (?)). il est évident qu’après avoir vu ce film, on se dit que porter des diamants n’est peut-être pas un acte anodin. On alimente peut-être un réseau, lui-même.
« Blood diamond » : les enfants soldats, les réseaux, la corruption, les diamants obtenus grâce à la sueur et le sang d’innocents qui payent au prix fort (de leur vie et santé) ces cailloux que l’on rêve de s’offrir malgré les prix forts (en euros/dollars). Que peut-on faire pour aider l’Afrique à devenir indépendante, à s’en sortir de son instabilité politique chronique ? Sommes nous seulement de doux rêveurs quand on croit que les ONG peuvent apporter leur pierre à l’édifice ?
« Toi et moi », film mignon que j’ai commencé à
regarder sans trop savoir à quoi m’attendre. J’ai été séduite par ce film sans
grande prétention mais très juste, d’une certaine délicatesse. « Toi et
moi » est beaucoup moins léger que l’on ne pourrait le croire à première
vue. le pitch : deux sœurs et leurs histoires de cœur. L’une (Marion
Cotillard) est musicienne, un peu effacée, très appliquée pour ne pas dire
coincée, enfermée dans une vie pas forcément très épanouissante. L’autre (Julie
Depardieu) écrit des romans-photos, s’habille de manière un peu plus
excentrique mais ne mène pas pour autant une vie amoureuse plus réjouissante
que sa sœur. Elles vivent, mettent en scène et voient leur vie amoureuse un peu
à travers le prisme d’un roman photo. Le ton est gai, décalé, kitsch, amusant.
C’est très joli. Cependant, au-delà de cet aspect léger, je me suis attachée
aux petites fêlures de ces femmes. On se sent proche d’elles. Se bercer
d’illusions, se voiler la face, pour essayer de donner un sens à une relation
amoureuse qui n’est plus qu’une relation ayant oublié d’être amoureuse. Un
amour manqué. La tête dans le guidon pour tenter de se raccrocher à une
histoire, on en oublie d’être lucide, d’ouvrir son cœur et ses yeux à un éventuel
bel amour. J’ai beaucoup aimé ce film doux amer. Les morceaux au violoncelle
et/ou au violon ne doivent pas non plus être complètement étrangers à mon coup
de cœur pour ce film. Je ne suis pas sure de vouloir recommander ce film à tout
le monde. En effet, je ne pense pas qu’il puisse parler au grand public. Il est
même possible que si j’avais regardé ce film dans un autre contexte, à un autre
moment, j’aurais trouvé ce film longuet. Pourtant, là, la magie a opéré, je me
suis attachée à tous ces personnages. J’aime la fin même si elle laisse la
porte ouverte à plusieurs interprétations (pour les esprits tordus et adeptes
de la petite bête comme moi).
« Toi et
moi » : le personnage joué par Marion Cotillard se retrouve à
Londres avec son orchestre. Elle accompagne un violoniste connu. Elle lui
plait. Elle reste sur sa réserve et l’esquive. Elle accepte malgré tout de
visiter une expo photos avec lui. Elle n’est pas très à l’aise face aux photos.
Elles mettent en scène des femmes et des hommes nus. Ils font l’amour. Elle
trouve cela gênant. Lui, il ne partage pas cet avis. Il ne trouve pas ces
photos plus impudiques que de jouer un morceau de musique ou l’auteur s’est mis
à nu, à coucher sur des portées son histoire, ses sentiments parfois intimes. Cette
scène était très juste par rapport à l’histoire, aux personnages mais aussi
pour ce qu’elle nous exposait. Je partage le point de vue de Lui, le personnage
masculin. Certains écrits ou morceaux de musique sont parfois plus gênants dans
le sens « dérangeants »/bouleversants que des photos ou œuvres de
nus.
28 janvier 2010
" Je ris de me voir si..."
1) The uniform project existe depuis plus de 260 jours.
2) L’Edition spéciale avec Daphné Bürki en qualité de chroniqueuse doit sûrement exister depuis plus de 260 jours.
3) J’ai rédigé une mini note sur The uniforme project, il y a
seulement un jour.
4) C’est seulement aujourd’hui que Daphné Bürki a évoqué the uniform project dans sa chronique quotidienne.
Conclusion : Daphné B lit mon blog. Ha ha ha.
C’est seulement après avoir lu mon billet qu’elle a eu l’idée
de parler de the uniform project. Logique et démonstration élémentaires non ?
Je suis une bloggueuse influente, je suis fashion. Appelez Leroy M*rlin pour qu’il vienne élargir la taille des portes de chez moi. Ha ha ha.
*Second degré puissance 2698 dans cette note*.
27 janvier 2010
Perles de pluie*
Je me suis
beaucoup amusée la dernière fois à recycler mon collier bien brillant tape à l’œil
en des pièces qui me ressemblaient plus, portables au quotidien en guise de
bijoux fantaisie de trois fois rien. Vous savez, ces bijoux qui ne coûtent pas grand-chose
mais qui pourtant, apportent une petite touche de peps ou de gaîté à une tenue.
Je m’amuse
beaucoup à cogiter pour la confection de ces bijoux. Cela demande un peu de
temps mais j’aime bien le soir dessiner quelques modèles sur un bout de carnet,
annoter ces gribouillages de quelques remarques sur la matière que j’aimerais
employer, l’effet recherché etc. A l’instar du coloriage ou de la confection
des cartes de Noël pour Shopgirl, bijouter me détend.

Note : il va de soi que je ne porterai pas tout en même temps.
D'ailleurs, il n'est même pas sûr que je porte tout cela.
En effet, je me rends compte de plus en plus que j'aime confectionner ces bijoux mais pas forcément les porter. Logique...
Vous savez
quoi ? Il me reste encore des perles, je risque donc d’improviser de
nouvelles boucles d’oreilles ou collier très prochainement. Hé hé.
*
"Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas"
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours beaucoup aimé cette image des "perles de pluies venues de pays où il ne pleut pas". C'est un peu comme la robe couleur du temps de Peau d'âne. Bref, tout cela pour dire que lorsque j'entends et pense "perle", j'ai aussitôt la voix de Brel qui résonne à mes oreilles.
26 janvier 2010
The uniform project
Une petite note écrite en 46ème vitesse, juste pour partager avec vous un projet que je viens de découvrir.
Si je vous dis :
coupe au bol/coupe de cheveux à la Beatles des années 64-66/coupe de cheveux à la Mireille Mathieu
+
petite robe noire.
=
Vous vous dîtes sûrement « mouais, pas forcément hypra
fashion et rigolo », cela fait très uniforme, petit chanteur à la croix de
bois, bref pas très fun.

Et pourtant… The Uniform project nous prouve le contraire.
Le concept ?
Une jeune femme d’origine indienne se met en scène et montre son look du jour, tous les jours sur un site. Rien de nouveau sous le soleil, la blogo regorge/regorgeait de jeunes femmes se soumettant à cet exercice. Ok, ok mais l’affaire se corse lorsque l’on sait que la jeune femme a lancé le défi de porter une même robe noire pendant 365 jours, à charge pour elle de customiser sa tenue tous les jours de manière différente.

Elle dispose de 7 robes noires identiques crées par l’une de
ses amies stylistes. Ensuite, en farfouillant sur des sites de vente tel qu’Ebay,
etsy ou tout simplement en faisant appel aux visiteurs du site, cette jeune
femme (honte sur moi, je n’ai pas pris le temps de rechercher son nom tant j’étais
pressée d’écrire une petite note sur ce sujet) Sheena Matheiken, récupère ces articles vintages,
anciens ou faits maison la plupart du temps, pour agrémenter ses tenues.
Je trouve l’idée très ingénieuse, amusante et louable. Ceci est d’autant plus à souligner que ce projet est destinée à lever des fonds en vue d’une association indienne dont l’objet est de permettre à des enfants indiens d’aller à l’école.
C’est un résumé très très simpliste que je vous expose. Le mieux
est de jeter un œil sur la présentation du projet (clic).
Cette idée m'inspire beaucoup. Je ne suis pas sure que je saurais la mettre en pratique (surtout pendant une aussi longue durée que 365 jours) mais je trouve ce fil rouge via une robe noire très amusant. Lorsque l'on regarde la galerie de photos pour un mois, on retrouve des looks relativement différents. Décidément, on ne le dira jamais assez un bon classique et des accessoires sont vraiment le bon cocktail.
14 janvier 2010
Miel-citron
Invitée chez des amis pour un repas, on me demande à la fin du dîner, thé ou café ? Je réponds d’un ton le plus naturel que possible, une tasse d’eau chaude avec du miel et du citron, stp.
Là, oups, on me regarde avec de grands yeux qui veulent soit dire :
- Option 1 : « Sympa (hum), la fille, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, on lui propose deux options et comme de par hasard, elle choisit une 3ème voie ».
- Option 2 : « ah il me reste un vieux fond de miel datant de l’époque du bi-bop (précision pour le jeune padawan né avec un iph*ne greffé à la main, le bi-bop est l’ancêtre du téléphone portable, où l’on pouvait seulement recevoir des appels) mais je n’ai rien qui ressemble de près ou de loin à du citron ».
A ce moment là, je sors de mon sac à main du citron et du
miel. Youhou. En effet, certaines personnes dans leur kit de survie, on y
retrouve un rouge à lèvre, du parfum, du mascara. Chez moi, au programme, nous
trouverons du miel et du citron car je suis balade, enrhubée. J’avais réussi à
résister aux microbes mais la fréquentation de sujets malades a eu le dessus
sur mes anticorps.

Mary Poppins et son sac magique
Ma potion magique est : une demi cuillère à café de miel environ + le jus d’un demi citron + de l’eau chaude = l’équation pour calmer une quinte de toux, adoucir la gorge et tenter de ranimer les papilles anesthésiées lorsque l’on est enrhumé. J’aime beaucoup le goût acidulé de cette mixture. Avez -vous des remèdes de grands-père contre les rhumes et "grippe" ?
13 janvier 2010
Article 1...
Je partage avec vous le sourire que j’ai eu en lisant ces
droits imprescriptibles du lecteur.
LES DROITS IMPRESCRITIBLES DU LECTEUR
1. Le droit de ne pas
lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.
Daniel Pennac, Comme un roman
Ces droits me conviennent parfaitement. Je veux bien devenir une citoyenne de l’Etat de Pennac.
11 janvier 2010
Abracadabra
Mon aventure lutinesque a marqué un tournant lorsque j'ai croisé le chemin de la fameuse pièce pour laquelle j’ai craquée soit une paire de boucles d’oreilles en forme de guitare.

Merci à la mauvaise qualité de la lumière en hiver.
Les couleurs exactes sont : crème et un dégradé de bordeaux-prune.
Ces boucles peuvent aisément être démontées et détournées. Pour le même prix, je pourrais avoir le collier déjà tout prêt mais la chaîne ne me plait absolument pas. Je me dis qu’il est plus avantageux d’avoir une paire de boucles que je pourrai transformer en deux sautoirs. Pas de grande hésitation, j’embarque ma paire de boucles d’oreilles guitare, même si je ne sais pas encore exactement comment vais-je l'assortir.
A défaut d’avoir trouvé les breloques soleil et tour Eiffel comme je le souhaitais initialement, comment habiller cette guitare ? En outre, autre paramètre à prendre en considération, je dois je rajouter quelques petites perles brillantes pour équilibrer un peu l’aspect brut du métal de ma breloque guitare. Quelle perle choisir ? Quelle forme ? Quelle taille ? Quel montage adopter pour proposer quelque chose de féminin sans pour autant être trop girly ?
Faisons confiance en notre créativité et laissons la muse inspiration faire son travail une fois arrivée dans notre boutique de perles préférée. Dans cette boutique, tout est tentation, tout vous fait envie. Cela est justement assez traître. Vous ne savez où donner de la tête et vous risquez de trop vous disperser. Concentration.
Après un grand effort pour mobiliser vos neurones, vous vous dites « tadaaaaaa ». Dès lors, vous piochez dans tel bac de perles, puis vous prenez un soupçon de ceci et de cela et encore un peu de poudre de perlimpinpin. Vous vous souvenez ensuite d’une idée de fermeture originale pour les sautoirs en cordon. C’est l’occasion de la mettre en œuvre. Zou, on rajoute donc cette perle bien mignonne. Vous êtes parée. Au passage, vous prenez un peu de matériel en plus, pour le cas où, vous auriez envie de vous faire pour vous aussi un sautoir…
Vous rentrez chez vous le sourire aux lèvres, celui adopté par une personne contente de préparer un coup/une surprise. Vous vous sentez l’âme d’un petit lutin du père Noël.
Dans votre atelier, armée de vos pinces, anneaux et autres clous à têtes rondes ou plates pour bijoux, vous essayez quelques prototypes. Cela ne vous convainc pas vraiment. Il manque un je ne sais quoi. Finalement, un peu comme pour un jeu de construction, vous déviez par rapport à l’idée de montage que vous aviez en tête dans la boutique de perles.
Le sautoir prend forme peu à peu. Tout se transforme pour faire naître ceci :

Détails.
breloque guitare issue du dépeçage d'une paire de boucles d'oreilles achetée dans une boutique pour midinettes -on y retrouve des accessoires estampillées Jonas Brothers, hum :-D
perles de verre couleur champagnes accompagnées de coupelles bronze
breloque en métal vieilli en forme d'aile spécial cacedédi en souvenir d'une anecdote rigolote
perles en métal entre chaque élément pour qu'ils ne se chevauchent pas.
L’occasion d’offrir le cadeau s’est présentée bien plus rapidement que prévue. Il n’a pas été nécessaire de le poster. J’ai donc eu le plaisir d’observer en direct la réaction de la destinataire au moment d’ouvrir son petit paquet. Elle ne s’est pas faite attendre. La destinataire a beaucoup apprécié et a immédiatement adopté son sautoir. Joie et fierté ont empli mon cœur, naturellement.
J’ai surtout été très contente d’entendre la destinataire décrypter le sens des breloques utilisées. Elle aboutissait aux mêmes explications que moi. Enfin, j’ai beaucoup ri, car une tierce personne a su tout de suite trouver un sens aux perles que j’avais rajoutées pour le côté girly (j’ai forcément rajouté ma touche girly. On ne se refait pas). Je n’avais absolument pas pensé à cela, mais c’était bien vu de sa part.
J'aime réaliser ces petits présents qui ne sont pas des rivières de diamants mais sont le témoignage d'un moment, d'un souvenir, d'un sourire. Ce n'est qu'un début...
10 janvier 2010
Demandez le programme
Pas le temps de concocter un réel
« demandez le programme », mais une petite sélection pour vous de
quelques soirées tv pour la semaine à venir.
Ce soir, dimanche 10 janvier 2010 :
« Les Trois jours du condor », arte, 20h45, Robert Redford, jeune ! voilà, pas besoin de pitch, emballé, c’est pesé. Accessoirement et plus sérieusement, je peux aussi vous préciser que c’est un film de Sydney Pollack, que Faye Dunaway joue dans ce film d’espionnage et que dans mon souvenir, c’était un bon divertissement, bien filmé où le spectateur est tenu en haleine. Pitch en moins de 10 ou presque : un employé découvre un réseau clandestin à l’intérieur de la CIA et le signale à ses supérieurs.
« Les Justes », France 5, 21h30. Doc de Marek Halter, quelques portraits de ces Justes, ces héros comme Schindler n’ayant pas hésité à mettre leur vie en péril pour sauver d’autres humains.
« NSA, l’agence de l’ombre », 22h35, arte. Ce doc devrait nous révéler les rouages de la mise en écoute des Américains depuis le 11 septembre. Cette enquête est annoncée comme stupéfiante. Pourquoi pas.
Sur NT1, je note la diffusion de Clara Sheller, la saison 1 et je pense à la Princesse à l’eau de javel ;-).
« Le Caravage, la magie du clair-obscur ». arte, 23h00. Doc sur le peintre, tout est dans le titre.
Mardi 12/01
« Bridget Jones 2 ». tf1, 20h45. Tout a déjà été dit sur ce film. Tout le monde s’accorde à dire que le 1er opus est bien meilleur, mais il n’en demeure pas moins que je prends toujours autant de plaisir à regarder ce film si par la magie de ma zappette-télécommande, je tombe sur ce film. Parfait pour sourire un peu niaisement, sans trop se prendre la tête sur le pourquoi du comment des choses pendant 107 ans.
« L’Evadé d’Alcatraz », France 2, 22h50 avec Clint Eastwood. Tiens, je note à l’instant que dans le casting, on retrouve Patrick McGoohan, le comédien phare de la série « Le Prisonnier » avec son fameux n°6. je ne sais absolument pas quel est le rôle interprété par McGoohan dans l’Evadé d’Alcatraz, mais je trouve cela amusant qu’il joue dans un film d’évadé alors qu’il a été découvert grâce au Prisonnier. Oui, oui, même en 2010, je continue à m’amuser de faits qui n’amusent que moi. Passons.
« Cinéma paradiso », Gulli, 22h10. Ce film, je pense l’avoir déjà signalé dans un précédent « demandez le programem » et je le signalerai toujours car c’est une petite perle d’émotion, de beauté. Je suis quasi sure de pleurer à nouveau en visionnant ce film, si je suis face à mon écran de tv, ce soir là.
Mercredi 13/01
Bones v/ The Mentalist. Votre verdict ?
Avez-vous vu The Mentalist, dont on parle tant depuis quelques mois au moins ?
Cela vaut-il la peine d’y jeter un œil ? J'ai une petite idée du verdict d'une certaine Zoudesbois ;-)
Jeudi 14/01
« In the Mood for love », arte, 20h35. La beauté, l’élégance, la subtilité.
« One shot not », 23h05, arte, avec notamment au sommaire à Charlie Winston. Petit clin d’oeil à Rosette et sa Sister Lili
« L’inspecteur Harry est la dernière cible », France 3, 20h35.
En définitive, cette sélection censée ne pas être un « demandez le programme », s’est étoffée et couvre toute la semaine. Enjoy. A vous les studios.
08 janvier 2010
Dur dur d'être un lutin
Je voulais offrir un petit cadeau pour marquer le coup, un
présent pas forcément d’une très grande valeur matériellement parlant mais tout
de même du genre « c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi çà
veut dire beaucoup ». C’est le genre de petite bricole qui vous donne le
sourire rien qu’en le voyant car il vous rappelle un bon souvenir.
A côté de cela, la destinataire de ce cadeau est un spécimen d’individu que vous connaissez sûrement. Vous savez bien, c’est un(e) ami(e) ou un(e) proche à qui il est difficile d'offrir un quelconque petit cadeau d’appoint. En effet, cette personne a déjà tout et/ou n'a besoin de rien. Vous aurez l’impression d’être ridicule avec tout cadeau que vous pourriez offrir et vous vous imaginez déjà que votre présent partira à la poubelle aussitôt que vous aurez tourné le dos.
Cela se complique lorsque cet(te) ami(e) n'a pas vraiment les mêmes goûts que vous + n'est pas collectionneuse de quoique ce soit + n'est pas forcément girly. Il reste la valeur sure du cadeau culture comme un livre, un cd ou un dvd mais 1) la personne en question n'écoute que de la musique via son ip*d. Offrir une carte cadeau pour télécharger sur un site de téléchargement légal ? C'est une idée pratique mais elle ne me séduit pas plus que cela, cadeau pas assez personnel à mon goûtDur dur d'être un lutin. 2) le dvd : encore faudrait-il que la personne ait le temps et l'envie de se poser sur son canap' pour regarder un film. 3) le livre : les derniers cadeaux en date pour cette personne étaient déjà un livre, il faudrait un peu penser à se renouveler non ?
Sacrebleu. Quid ? Que faire ?
C’est dans ces conditions qu’a germé dans mon esprit l’idée d’associer cette envie d’offrir un petit cadeau à ma lubie de créer mes propres bijoux fantaisie. Eurêka, j’allais créer un sautoir. Plusieurs idées se sont entrechoquées dans mon esprit.
Je désirais :
- en premier lieu une breloque en forme de guitare pour symboliser la musique, un certain - artiste très bon guitariste et très apprécié par la destinataire du sautoir. Cet élément était l’élément clef.
- un soleil pour rappeler le soleil, cet astre si présent dans la ville chérie de la destinataire.
- une tour Eiffel pour représenter un concert parisien.
Je voulais ensuite que l’ensemble soit accroché à un lien de cuir ou autre cordon en matière naturelle.
J’avais donc une idée assez précise des éléments devant constituer ce sautoir.
En pratique, impossible de trouver les breloques correspondant à mes désirs. Tout était soit trop petit, pas assez ouvragé ou tout simplement inexistant dans les teintes de métal que je désirais. J’ai longtemps cherché mais toujours en vain. Arf. Dur, dur d'être un lutin du père Noël.
Puis, complètement au détour d’une visite dans une boutique de bijoux fantaisie, je trouve Ze breloque, ze guitare autour de laquelle, j’allais construire mon sautoir.
Le résultat en image au prochain numéro.


